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COMMENT DEVENIR CONSULTANT RH FREELANCE ?

Dernière mise à jour : 18 mars

Avec Marie Delattre, fondatrice de la Sororité RH, influenceuse, podcasteuse... et surtout Marie Delattre... !


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Rester salarié ? Ou devenir RH freelance ?


De nombreux RH de la French Tech souffrent actuellement, et se posent des questions sur leur avenir professionnel. Marie Delattre podcasteuse, influenceuse, experte, le constate sur la petite communauté Slack qu’elle a créée à destination des RH qui s'intéressent au statut de freelance. Beaucoup de femmes (qui représentent une grande partie de la profession) se demandent :

Est-ce que ça va être différent d'exercer la fonction en tant qu'indépendante ?

LE PROBLÈME ACTUEL : LES RH SONT EN SOUFFRANCE


Si ce sujet revient si fréquemment sur la table en ce moment, c’est que la souffrance dans le monde des RH s'accroît : une étude réalisée en 2021 par les Editions Tissot et PayFit a montré que 82% des RH sont en risque immédiat de burn-out. C’est énorme ! Et cette tendance ne baisse pas depuis…


Les RH sont épuisés, les RH sont en crise de sens, les RH ne savent plus comment exercer leur métier… Pour Marie, cette souffrance préexistait avant le Covid, mais elle a vraiment été mise en lumière par la pandémie. D’où vient-elle ? Marie a identifié plusieurs origines :


Une charge de travail colossale


C’est un peu le socle de toute la souffrance RH : la charge de travail est colossale entre l’administratif, le juridique, et bien sûr l’humain.


Marie a reçu beaucoup de témoignages de femmes qui ont sacrifié leur santé et leur vie personnelle pour leur travail RH. Certaines sont attirées par les postes RH en création, car il y a tout à faire, et c'est vrai : c’est challengeant, valorisant et passionnant. 


Mais le revers de la médaille, c'est que cela demande énormément d'énergie (encore plus si l’entreprise recrute tardivement son premier RH, avec toute une dette RH à rattraper). Souvent, elles vont devoir potentiellement mettre toute leur vie entre parenthèses pendant 1 an - voire plusieurs années. Et là, elles risquent l’épuisement, voire le burn-out.


Et cela, elles ne réalisaient pas forcément avant de prendre le poste, car c’est un aspect qui est peu - ou pas - évoqué dans les études RH. Dans les médias RH, on en parle peu non plus, ce sont plutôt les aspects techniques qui sont mis en avant : comment être performant en paye, comment bien recruter, comment être toujours plus fort et plus pointu, comment mettre en place l'intelligence artificielle pour optimiser sa fonction RH, etc. Finalement, c'est assez déconnecté de la réalité, en tout cas dans certains contextes : dans des PME en campagne, certains dirigeants refusent encore de passer à l'informatique, demandent en entretien aux femmes si elles comptent encore avoir des enfants… On est loin du monde de LinkedIn !


Des attentes envers les RH trop élevées


Corollaire au paragraphe précédent : il y a souvent une grosse différence entre ce que les RH peuvent donner et ce que les collaborateurs attendent des RH. Parfois, des candidats qui envoient un CV se plaignent de ne pas avoir de retour approfondi sur leur CV, et demandent ce qu’ils pourraient améliorer.


Mais les RH sont souvent débordés par les tâches administratives, il leur est impossible de répondre à toutes les demandes individuelles ! Si un RH a le choix entre faire les payes et aller conseiller Benjamin qui fait un stage de 3e et qui voudrait améliorer son CV… bien évidemment, il va faire les payes. Comme le répète Marie : les RH ne sont pas des coachs emploi gratuits ! Ils arrivent déjà à peine à accompagner les gens qui sont dans leur entreprise…


Une problématique de place dans l’entreprise


La fonction RH a depuis longtemps une grosse problématique : elle occupe une place très particulière au sein des organisations, à cheval entre la direction et les collaborateurs. Il faut être auprès de tout le monde en même temps, pouvoir conseiller, pouvoir accompagner tous les acteurs de l'entreprise, ce qui est difficile à mener dans la réalité.


Surtout que les collaborateurs RH sont aussi salariés, ils sont donc placés hiérarchiquement sous la direction, ils ont un lien de subordination. Dans ces conditions, il est difficile de maintenir une forme d'indépendance d'esprit.


Une désillusion sur l’aspect humain du métier


Beaucoup de RH choisissent ce métier pour son aspect humain, en pensant qu’ils allaient pouvoir vraiment impacter la stratégie de l'entreprise, donner leur avis, conseiller les dirigeants, etc. Mais bien souvent, ils sont déçus en découvrant qu’en réalité, c’est un métier beaucoup plus administratif que ce qu'ils avaient imaginé, où on ne leur demande pas souvent leur avis.


En effet, il est encore assez courant que les RH n'aient pas de place au Codir ou au Comex, ou alors ils vont être représentés par tout ce qui est Direction Administrative et Financière. Du coup, on leur demande d’appliquer des idées, des valeurs, qui ont été décidées en haut lieu sans eux.


Un conflit de valeurs fréquent avec la direction


On retrouve souvent un conflit de valeur entre la direction générale et la direction RH :

  • Soit elles n’ont pas les mêmes valeurs, et sont un peu désalignées,

  • Soit elles ont été alignées au début, puis l'entreprise a évolué et les valeurs ne sont plus alignées avec celles du / de la DRH.


Dans tous les cas, cette personne se retrouve un petit peu écartelée entre ce qu'elle aimerait faire pour l’entreprise, et ce qu'on lui demande de faire… Mais elle n’a pas le choix, sa fonction, c’est de représenter les idées de l'entreprise - peu importe si ce sont les siennes ou pas. C’est donc très difficile à gérer, cela demande une déconnexion entre ce qu'on pense et ce qu'on doit dire aux gens - surtout, comme on le disait précédemment, pour des personnes qui ont choisi le métier de RH pour sa dimension humaine.


Une charge émotionnelle importante


C’est un sujet dont on parle heureusement de plus en plus, mais qui était complètement occulté dans la profession il y a peu. C’était même un non-sujet, puisqu'on disait souvent aux RH : Vous n’êtes pas là pour être les psys, les assistantes sociales de l'entreprise, pour gérer les problèmes des gens... Vous êtes là pour optimiser des ressources !


Mais - encore plus quand ce sont des femmes - elles ont envie d’accompagner les gens, écouter, conseiller… Et bien souvent, elles vont quand même le faire, mais au détriment de ce qu'on leur demande au niveau de leur poste, surtout sur le volet administratif ou juridique.


Dans ces conditions, la charge émotionnelle ne fait que gonfler, un peu comme une éponge, jusqu’à ce qu’elles craquent parce qu’elles ne savent pas comment décharger de l'autre côté. Généralement, les RH sont extrêmement seuls, ils sont assez peu accompagnés, peu managés, peu formés, et ont très peu de budget pour optimiser leurs postes et trouver des outils. Au final, ils / elles n’ont personne à qui se référer pour se décharger de cette charge émotionnelle.


De plus, il existe une injonction encore très (trop) présente en entreprise : l'émotionnel n'a pas à exister en entreprise… On entend souvent des phrases du type : il faut être pro, il faut laisser les soucis à la porte... Mais en tant qu’être humain, ce n’est pas possible, les émotions font partie intégrante de nous. Et où vont aller les collaborateurs ayant quand même besoin de décharger un minimum leurs émotions  ? Chez les RH… qui sont quand même identifiés comme les psys de l’entreprise, ou en tout cas le réceptacle des émotions au travail (et en particulier le bureau des pleurs). Tout cela leur ajoute des couches d’émotionnel supplémentaire à gérer.


Il faut bien réaliser que chaque personne a un “budget care, ou “budget empathie”. Qu’est-ce que c’est ? De la même manière qu’on n’a pas un budget temps infini, on n’a pas non plus un budget empathie infini : personne - même pas un thérapeute dont c’est pourtant le métier - n’est capable d’encaisser trop de charges émotionnelles dans une journée.


Alors, quelle est la solution ? Se blinder ? Non ! C’est un mythe : ce n’est pas vous qui avez un problème, c'est l'environnement autour qui vous en met trop sur la tête, qui vous demande d'être surhumain(e) et d'absorber un volume qu’aucun humain n'est capable d'absorber. Si vous avez dû virer 3 personnes le matin, et que 4 personnes sont venues l’après-midi vous déverser tous les problèmes de leur vie (dont certaines histoires nous touchent), c’est normal de ne pas aller bien.


Sans parler des situations vraiment difficiles, comme cela peut arriver malheureusement : par exemple, une collaboratrice se fait harceler sexuellement par son manager, couvert par la direction. La RH reçoit tout cela, et c'est toujours très compliqué à dénoncer. Elle est dans une posture où elle au milieu : elle doit à la fois continuer à ménager sa relation avec la direction, protéger la collaboratrice, et avoir si possible un échange avec le manager concerné. Et il faudrait en plus qu’elle ne soit pas touchée par cela ? Impossible bien évidemment.


Si vous avez fait le choix d'être RH, parce que c'est un métier passion, parce que c'est une vocation, parce que vous voulez sauver les gens, alors ne vous blindez pas ! Supprimer toute émotion et devenir un robot, c'est précisément ce qu'on reproche souvent aux RH : ah les RH elles sont froides, elles ne veulent pas m'aider !


Pour pouvoir tenir, il faut soi-même se faire accompagner, c’est vraiment l’idéal. Incluez-vous dans le budget coaching ! Au minimum, pour Marie, il faut faire de l’auto-coaching, ou trouver des tips qui aident à se décharger : écrire, taper dans un coussin, faire du sport, une activité artistique… À chacun de trouver ce qui le soulage.


La crise économique


Se rajoute à tout cela le contexte actuel de crise économique, dont beaucoup de RH ont souffert - surtout s’ils ont dû mettre en place des PSE, etc. Ce genre de décision ajoute encore beaucoup de charge émotionnelle aux RH. Entre des chiffres - il faut virer 20% des effectifs - et la réalité de gérer ces personnes en tant que RH, il y a tout un monde, et c’est très difficile.


S'EPANOUIR DANS SON METIER DE RH OU DEVENIR CONSULTANT RH INDEPENDANT


Marie a exploré toutes les solutions possibles pour les RH qui se sentent dépassés ou insatisfaits dans leur travail actuel, et elle retombe toujours sur 4 options possibles :


1) Rester dans son poste actuel mais en allégeant sa charge de travail


Si la personne n’a pas la possibilité de quitter l’entreprise (par exemple pour des raisons financières), la première option consiste à rester dans son poste actuel mais à le considérer différemment. Dans ce cas, il faut essayer de déléguer autant de responsabilités que possible pour alléger sa charge de travail et retrouver du souffle, au moins temporairement. Elle peut par exemple se tourner vers un poste RH plus administratif, qui génère moins de charge émotionnelle.


2) Changer d’entreprise


La deuxième option est de changer d'entreprise si l'environnement actuel est toxique (pour vous et probablement pour les autres aussi) ou ne correspond pas à vos valeurs et vos besoins. Car ce n’est pas vous qui avez un problème, ce n'est pas le métier qui a un problème, c'est votre boîte qui a un problème ! Ne donnez plus votre temps et votre énergie à une entreprise qui n'en vaut pas la peine.


Trouver un nouvel environnement de travail peut offrir de nouvelles opportunités et perspectives, et vous offrirez alors vos compétences à une entreprise qui le mérite. Quant à votre ancienne boîte, se retrouver sans RH les fera peut-être réfléchir et leur permettre d’évoluer.


3) Se reconvertir dans un autre métier lié à l’humain


La troisième possibilité est d’entamer une reconversion, il existe de nombreux métiers liés à l'humain, mais différents des RH.


Marie entend beaucoup cette question : suis-je faite pour être RH ? Pour Marie, il faudrait plutôt tourner la question ainsi : est-ce que le métier de RH est bien pour moi ?


Car il n’existe pas de check-list de la bonne RH (avec tel caractère, telle posture, telle façon de penser le métier…), ce n’est pas à vous de vous couler dans la fonction RH. N’essayez pas de changer pour devenir “une bonne RH”. Si le boulot de RH ne vous convient pas, si vous êtes malheureuse dans ce travail, changez de travail !


De nombreux jobs font appel à l’humain, à chacun d’explorer les différentes possibilités. De nombreux RH deviennent coachs, thérapeutes, psychologues du travail ou dans le privé, etc.


4) Devenir RH freelance


Enfin, la dernière option consiste à devenir RH indépendant / freelance / entrepreneur. Être en externe est une approche que Marie apprécie beaucoup, car cela permet de continuer d'exercer le métier, en tant que Freelance, mais avec beaucoup de choses qui changent.


En particulier, s’éloigner de l’entreprise permet :

  • de voir les sujets différemment,

  • et de ne plus avoir ce lien de subordination direct avec la direction : ce n’est plus votre patron, mais votre client. En tant qu’indépendant, vous allez maintenant apporter de la valeur à l’entreprise, que vous allez pouvoir facturer.


Il est même possible de rester salarié, mais dans une agence RH, un peu similaire au modèle des agences d’experts-comptables. Ces initiatives un peu mixtes sont très récentes, mais elles sont très intéressantes et vont sûrement être amenées à se développer dans les prochaines années, car elles peuvent résoudre certaines problématiques du métier dans les Ressources Humaines. Dans cette configuration, les Ressources Humaines en interne (en entreprise) seraient plutôt des gestionnaires, et les RH externes (en cabinet) des experts, qui seraient plutôt dans une fonction de conseil des dirigeants. Les RH pourraient commencer leur carrière en interne, puis un jour évoluer en tant qu’expert en cabinet.


De plus en plus de RH considèrent l’indépendance comme une possibilité intéressante pour leur carrière. Nous allons explorer cette voie plus en détail ci-après.


QUELLES SONT LES MISSIONS D'UN CONSULTANT RH ?


Quels métiers pour un freelance en RH ?


Les métiers en RH sont très diversifiés, lesquels est-il possible d'exercer en tant qu’indépendant ? Pour Marie, la réponse est simple : tous ! Par exemple :


  • RH temps partagé / RPO (Recruitment Process Outsourcing) : il est possible de travailler en temps partagé avec plusieurs entreprises, mais d’après les retours qu’a reçus Marie, c’est assez difficile à gérer car cela demande beaucoup d’énergie. Si vous travaillez avec 2 entreprises, essayez dans la semaine d’avoir un jour de repos pour souffler entre les deux.


  • Expertise RH et conseil : En tant que consultant indépendant, vous pouvez offrir une expertise sur des sujets RH en particulier, par exemple un accompagnement pour la mise en place de SIRH.


  • Accompagnement des TPE/PME : certains RH indépendants travaillent avec les petites et moyennes entreprises qui n'ont pas encore la possibilité d’embaucher un RH en interne. Ils leur fournissent un soutien RH sur mesure adapté à leurs besoins. Par exemple, certaines entreprises n’ont besoin que de 2h par mois pour une aide administrative.


  • Accompagnement de dirigeants : même s'il y a un service RH en place, il peut y avoir un besoin sur une problématique spécifique, où la compétence manque en interne. Dans ce cas-là, si c’est juste un projet à mener ou besoin d’un renfort temporaire, l’entreprise ne va pas recruter quelqu’un, elle va plutôt faire appel à un RH en externe.


  • Gestionnaires de paye indépendants


  • Recruteurs indépendants : pour aider les entreprises à trouver les meilleurs talents pour leurs besoins.


  • Conseil en financement et subventions : Marie connaît également une RH qui s’est spécialisée pour aider les entreprises à trouver des subventions et des financements auxquels elles n'avaient pas pensé, et générer ainsi de nouvelles sources de revenus.


On le voit, tout est possible ! Il existe de nombreuses niches, ces exemples ne représentent qu'une fraction des possibilités offertes par une carrière en indépendant RH. De plus, le domaine des ressources humaines est en constante évolution, de nouveaux métiers RH vont continuer à émerger dans les années à venir. À chacun d’explorer ces opportunités et trouver la spécificité, la spécialité qui lui correspond le mieux. Au final, il s’agit d’aligner ce qu’on aime faire, avec quelque chose sur lequel il y a suffisamment de marché pour pouvoir en vivre.


D’ailleurs, on le voit de plus en plus, comme dans beaucoup de métiers : les entreprises sont amenées à gérer à la fois une population de RH salariés et une population de RH freelances. Il faut alors organiser le volume de travail entre les deux, et répartir ce qui sera délégué ou non aux freelances.


Attention : au niveau juridique, il faut garder en tête qu'une RH indépendante ne peut pas tout faire, par exemple une RH indépendante ne peut pas licencier quelqu'un, c'est interdit. Mais les RH sont des personnes globalement très bien formées sur le juridique, donc elles sont aussi là pour accompagner le dirigeant sur la mise en place de ces projets.


Devenir Freelance RH : Quelles sont les peurs pour se lancer ?


  • Comment trouver des clients pour vivre de son activité : cette peur de se mettre en danger financièrement, c’est vraiment la peur n°1 pour tout le monde. Comment convaincre des gens de me payer pour la mission que je vais offrir ? 


  • Comment se spécialiser, se différencier, et présenter son offre : Là, cela nécessite de réfléchir à ses forces, à ce qu'on préfère faire, et voir ce qui peut nous distinguer des autres professionnels du secteur pour créer son offre. On peut rester généraliste (pour faire du temps partagé par exemple) ou se spécialiser (gestion des ressources humaines en paye, recrutement, conseil…). 


Quelques tips et conseils pour répondre à ces peurs et devenir consultant RH indépendant


  • Se faire aider, se faire accompagner :


C’est important de ne pas rester seul et de ne pas rester enfermé chez soi, sinon on perd beaucoup de temps. Au contraire, il faut aller voir des gens, construire son réseau. C’est en testant des choses, en allant parler aux gens qu’on va pouvoir comprendre ce dont ils ont besoin, et définir plus précisément ce qui nous plaît ou pas.


Par exemple, Marie a eu le témoignage d’une RH qui, dans son territoire rural, rencontrait plutôt des dirigeants de TPE qui ne voyaient pas l'intérêt de mettre en place un service RH. Elle a donc élargi son éventail de prestations, et leur a proposé des services assez basiques (en comptabilité, administratif, secrétariat…). Une fois qu’elle avait gagné la confiance des dirigeants, elle pointait des problématiques RH qu'elle avait repérées dans l'entreprise, et leur proposait d'ajouter des compétences RH, des missions RH. Et ça marche !


Donc répondre d’abord à un besoin assez basique et spécifique d’un prospect, et par la suite lui proposer un accompagnement RH plus pointu, c’est malin et cela fonctionne bien ! Finalement, dans le chemin de l'entrepreneuriat, il ne s’agit pas d’être une bonne élève, travailler dur, faire tout bien et ensuite attendre que les clients viennent… Non, il faut plutôt oser, avoir un peu de culot, aller voir les gens frontalement, mettre en place de nouvelles choses…


L’idéal est de se faire accompagner par un mentor, même si cela demande un peu de budget, cela permet de gagner vraiment beaucoup de temps au début. 


  • Apprendre à vendre (plutôt que de se surexpertiser) :


Il faut bien réaliser que toutes les entreprises du monde, quel que soit leur domaine, font la même chose : elles proposent des produits ou des services, et les vendent. Il ne sert à rien d’essayer d’augmenter son expertise métier, c’est un piège, cela n’amènera pas de nouveaux clients. Au lieu de cela, mettez plutôt votre budget formation pour acquérir une nouvelle compétence : apprendre à monétiser, à vendre, apprenez le business avec quelqu’un !


Et il faut dédramatiser, car souvent, “vendre” fait peur : partez du principe que c’est juste un nouvel apprentissage, un set de compétences qui n’est pas plus difficile à acquérir que d’apprendre à faire du recrutement par exemple.


C’est d’autant plus vrai pour les RH qui ont justement choisi les études en RH pour le côté humain, et parce qu’ils n’aiment pas le côté argent / vente / marketing / business ! Mais déjà, quand on prend ensuite un premier poste en entreprise, ils / elles découvrent que tout est business…


En indépendant, savoir vendre est presque plus important que sa propre expertise : il faut apprendre à prospecter, à négocier, à fixer ses tarifs… Marie, qui était très réticente au début sur ces sujets et pensait qu’elle allait détester cela - surtout qu’elle est plutôt timide et déteste appeler les gens - maintenant s’amuse de plus en plus dans ce jeu de la vente ! Négocier, remporter des contrats, recevoir des virements quand on a signé de gros contrats, c’est très valorisant - beaucoup plus que de recevoir la même paye chaque mois en salariat.


Et il existe de nombreuses manières de vendre. Alexis explique que chez Yaniro, plutôt que d’aborder directement des professionnels sur LinkedIn qui sont déjà débordés, ils fournissent gratuitement beaucoup de valeur à travers différents contenus (podcasts, posts sur LinkedIn, etc). Et tout simplement, ceux qui souhaitent aller plus loin dans un accompagnement pour former leurs managers, être coachés, contactent directement Yaniro. C’est une approche qui fait moins peur puisqu’on ne va pas directement aborder les gens, et elle fonctionne très bien.


  • Quelques ressources pour apprendre à vendre :


Se faire accompagner par un mentor est la meilleure solution, cela permet de gagner beaucoup de temps au début. Mais si vous n’avez pas le budget, voici quelques ressources gratuites ou très abordables, et qui vont beaucoup vous aider pour apprendre à vendre :

  • Deux livres d'Alex Hormozi : $100M Offers et 100M Leads - qui sont très pédagogiques et proposent des approches simples et pragmatiques pour structurer une offre et attirer des clients. Il suffit de suivre les recettes !

  • Suivre Aurore Colin, une experte qui accompagne les RH à se lancer dans le freelancing, qui propose beaucoup de contenu sur ce sujet.

  • Parler avec des pairs, rejoindre des communautés de RH freelances, comme celle que propose Marie sur Slack (n’hésitez pas à la contacter pour y être ajouté, c’est gratuit)


  • Essayer de bénéficier du chômage pour s’assurer un filet de sécurité :


En France, nous avons la chance de bénéficier d’un système de chômage intéressant. Si c’est possible, ne démissionnez pas, mais demandez une rupture conventionnelle, qui peut vous permettre d’assurer un filet de sécurité pendant un an et demi, et donc lancer votre activité plus sereinement.


  • Construire son réseau :


Pour construire son réseau facilement au départ, Alexis propose la méthode suivante, simple et efficace : faites un export de tous vos contacts (Gmail, LinkedIn, Instagram etc) dans Excel, ne gardez que ceux avec qui ce ne sera pas mal perçu de les contacter. Puis, au lieu de leur demander directement s’ils aimeraient travailler avec vous (ce qui peut faire un peu peur et être reçu négativement), dites-leur que vous vous lancez et demandez-leur s'ils connaissent quelqu'un qui pourrait être intéressé par vos services. 80% des gens ne vont pas vous répondre, mais les 20% restants vont vous donner des noms, ou être eux-mêmes intéressés par vos services.


Autre petit hack : commencez par des prix d’amis, et en échange, demandez un petit testimonial client pour mettre sur votre site. Et si quelque chose n’a pas plu, demandez ce que vous pouvez améliorer. Ainsi, petit à petit, vous allez pouvoir améliorer vos services et ajuster vos prix, pour aboutir au final à une vraie offre.


Dans les témoignages que Marie reçoit, le réseau personnel est effectivement la meilleure solution pour trouver ses premiers clients. Même à l'ère du numérique, la plupart des contrats sont trouvés grâce à son réseau physique, avec les liens tissés dans la “vraie vie”. En fait, la majorité des gens ont envie de vous apprécier avant de travailler avec vous.


Consultant en Ressources Humaines : Les avantages d’être consultant RH


  • Un positionnement différent vis-à-vis de la direction de l'entreprise :

Beaucoup de RH à leur compte rapportent que le regard de la direction sur eux est différent depuis qu’ils sont à leur compte. C’est un peu dommage, mais la réalité, c’est qu’ils sont plus écoutés en tant qu’indépendant… Les patrons préfèrent probablement parler à d’autres patrons.


  • Une posture d’expertise :

Être indépendant permet de se positionner en tant qu'expert dans son domaine, et c’est assez valorisant et épanouissant pour ceux qui ont envie d’avoir un impact.


  • Plus de flexibilité :

Selon sa spécialité, il est possible de devenir RH digital nomade, et travailler à distance, à temps complet ou non. On a aussi la liberté de moduler sa charge de travail selon ses besoins.


Les inconvénients d’être un consultant RH indépendant


  • Nécessité de consacrer du temps à la vente :

Il faut investir du temps dans la recherche de nouveaux clients, potentiellement créer du contenu, etc. Tout cela est assez chronophage, surtout dans les débuts où il y a tout à construire.


  • Manque de stabilité financière :

Contrairement au salariat qui est une situation stable, l'indépendance est plus instable, avec des revenus fluctuants. À chacun de voir si c’est possible de basculer en indépendant à l’instant T, selon ses envies, ce qui est important pour soi à ce moment-là de sa vie, sa situation personnelle et financière… Mais il faut savoir que rien n’est figé, même si on devient indépendant, on peut repasser en salariat, ou prendre un job alimentaire le temps que l’entreprise décolle. Certaines personnes sont aussi slasheurs, elles cumulent salariat et job indépendant, d’autres vont avoir 2 métiers : RH / thérapeute, RH / créateur de contenu, etc. Tout est possible.


  • Isolement :

Travailler en tant qu'indépendant peut être solitaire, on n’a plus de collègues, il faut se construire un réseau différemment. Après, les RH en entreprise connaissent bien la solitude généralement… Donc ce n’est pas forcément le point qui pose le plus de problèmes.


CONCLUSION : TESTEZ VOTRE ACTIVITE EN TANT QUE CONSULTANT RH FREELANCE !


La vie est une expérience ! N'hésitez pas à tester différents statuts, à explorer différentes options, voir ce qui vous convient ou pas. Et ne vous mettez pas la pression, ne vous sentez pas obligés de trouver la solution parfaite dès le départ. Si vous avez le chômage, vous pouvez par exemple vous donner un délai de 6 mois pour tester, cela ne vous mettra pas en danger. Ce sera peut-être le début d’une nouvelle belle aventure !


QUI EST MARIE DELATTRE ?


Marie Delattre, 30 ans, rennaise, a fondé en 2019 la communauté des femmes RH appelée "La Sororité RH". Elle est créatrice de contenu, influenceuse et podcasteuse RH (Les RH de la Vraie Vie), et vient tout juste de lancer son dernier projet : "La Fille au Béret", une agence de conseil en communication et influence RH.


Vous pouvez contacter Marie sur Linkedin, ou de préférence sur Instagram


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